Opportunités d’investissement

RESSOURCES MINIÈRES

En 2013, le Gouvernement du Bénin a fait procéder au levé aéroporté des données magnétométriques, radiométriques et gravimétriques de l’ensemble du territoire  béninois, conduit par la Société CGG Fugro. Ce scanning a permis de confirmer des indices de l’existence de gisements pétroliers et miniers, dont entre autres l’or, le fer, le phosphate et le pétrole.
Voici quelques exemples de ressources minières disponibles au Bénin.


L’OR

Le Bénin dispose d’importantes réserves aurifères en particulier dans le Département de l’Atacora, au nombre desquelles il convient de citer:
LE GISEMENT DE PERMA: Il est constitué de 26 filons de quartz répartis sur une superficie de 2 km². La réserve prouvée est de 800 kg d’or filonien avec une teneur de 9 g/tonne.

LES GISEMENTS ALLUVIONNAIRES: Ils sont localisés dans les vallées des rivières Perma, Sina- Issiré et Sarga. La réserve d’or alluvionnaire disponible est évaluée à 400 kg avec une teneur de 1 g/m³. Celle de la rivière Sina-Isséré s’élève à 1 tonne environ avec des teneurs estimées à 1,2 g/m³.

La zone métallique aurifère de l’Atacora a été morcelée en 18 périmètres miniers dont : 12 ont été octroyés à des Compagnies minières. Dans le Département de l’Alibori, 8 périmètres miniers sont délimités pour la recherche de l’or.


LE FER

Dans la région de Karimama (nord-est), il y a le gisement de Loumbou-Loumbou avec des réserves de : 226 millions de tonnes contenant 46 à 52% de fer et 13 à 15% de silice. A Madékali, dans la région de Kandi (nord-est), un gisement de fer existe avec des réserves de l’ordre de 240 millions de tonnes, contenant 46 à 52% de fer et 13 à 15% de silice.


LES PHOSPHATES

Le gisement de phosphates de la zone de Mékrou au nord- ouest du Bénin, est estimé à 5,5 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 25,2% de pentoxyde de phosphore. Ce minerai de phosphate est très utile en agriculture.
MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION ET COMBUSTIBLES FOSSILES
Le sous-sol béninois contient beaucoup de matériaux de construction y compris le calcaire, le marbre, l’argile, la terre de barre, le sable, les graviers et les pierres ornementales.


LE CALCAIRE

Les gisements de calcaire sont évalués à 122,5 millions de tonnes et peuvent servir à l’industrie du ciment, ceux du calcaire gréseux aptes pour le ballastage estimés à 33 millions de tonnes et ceux utilisables pour la chaux évalués à 1,575 millions de tonnes sont localisés à :

  • Onigbolo : 90 millions de tonnes de réserves.
  • Massè : 17,5 millions de tonnes.
  • Avlan : 1,575 millions de tonnes (pour la fabrication de la chaux)
  • Bakpodji : 33 millions de tonnes de calcaire gréseux apte pour le ballastage.

 

LE MARBRE

Le marbre est identifié notamment dans plusieurs localités :

  • Idadjo : Cette localité est située à 360 km au Nord de Cotonou. Le gisement est formé de roches calcaro-dolomitiques largement cristallines, d’une teinte gris-bleutée et susceptibles d’un beau poli. Cette réserve est évaluée à 6 millions de tonnes ;
  • Motéwo : Cette localité est située dans la région d’Alafia à 300 km environ au Nord de Cotonou. C’est une formation lenticulaire dont les réserves n’ont pas encore été évaluées ;
  • Atomè-Lonkly : Dans cette localité, la réserve d’une vingtaine d’indices de marbre dolomitique relevés a été évaluée à 6 500 000 m³ ;
  • Lanta : Située à 15 km à l’Ouest d’Abomey, cette localité dispose d’un gisement de 75.000 km³ de marbre gris en lentilles dans des migmatiques.

LE GRAVIER

Les gisements de gravier existent au Mono dans la région de Sê, avec  une réserve de 13.081.000 km³ et à Lokossa au Nord de Sê.


LES PIERRES ORNEMENTALES

Le Bénin dispose énormément de pierres ornementales qui sont des roches qui, sciées et polies, présentent un beau poli et peuvent être utilisées pour le revêtement des sols et murs. Il y a:

  • Les granites de Dassa, de Gobada, de Fita, de Parakou ;
  • les syéno-monzonites de la région de Bétérou ;
  • les jaspes et serpentinites du Buem ;
  • les granulites et charnockites de Pototoumana-Kompagorou ;
  • les granulites de Dérouvarou ;
  • le complexe éruptif alcalin de la Pako.

LES ARGILES

Des gisements d’argiles ont été identifiés dans le bassin sédimentaire côtier. On peut citer les gisements de : Gbédji-Kotovi: 5 millions de tonnes; de Massi: 1,5 millions de tonnes et de Zogbodomè: 10 millions de tonnes. Par ailleurs, Djrègbé, Sakété et la zone bordière du fleuve Ouémé ont révélé des gisements d’argiles dont les réserves ne sont pas encore évaluées. Ils servent à la fabrication de briques et tuiles en terre cuite.


LA TERRE DE BARRE

Elle existe sur les plateaux du bassin sédimentaire côtier, notamment ceux du Sud de la dépression de Lama. Elle sert dans la fabrication de briques et tuiles en terre cuite.


LE KAOLIN

D’importantes réserves de kaolin ont été découvertes et peuvent être exploitées pour diverses applications: poteries, céramiques, sanitaires, carreaux, production de ciment blanc. Les réserves sont évaluées à 1 milliard de m³ de kaolin pollué par les oxydes de fer à Kétou et à 1 million de m³ de kaolin blanc à Adakplamè.


LES COMBUSTIBLES FOSSILES

Des travaux de cartographie géologique et de prospection minière ont permis d’identifier des zones de tourbes dans les départements du sud, notamment :

Dans l’Atlantique : entre Cotónou et Hèvié ainsi que la vallée marécageuse de Kpomanou s’ouvrant sur le Lac Toho ; dans le Mono : marécage de Kpakpatan ; dans l’Ouémé : dépressions marécageuses d’Avrankou, de Dogla Lago, entre Sèmè carrefour et Djrègbé.


AUTRES MINERAIS

Il existe de nombreux indices de minéralisation et de substances utiles nécessitant des travaux de détails pour leur connaissance plus approfondies. On peut citer:

  • les diamants microscopiques: Magou et Kiatiko dans l’Atacora ;
  • le rutile (minerai de titane) : Birni, Péhunco, Tchaourou, Savè et Kétou ;
  • le nickel: Sud de Tobré (Région de Péhunco) ;
  • le gypse : Pobè, Bopa-Bakpodji ; et
  • les métaux du groupe de l’étain : (étain, nobium, tantale, tungstène, etc.) identifiés dans les régions de Dunkassa-Kalalé et de Sinendé.

LES HYDROCARBURES

Le bassin sédimentaire côtier recèle des gisements d’hydrocarbures. Les travaux d’exploration effectués ont permis de mettre en évidence des structures géologiques susceptibles de contenir des hydrocarbures. Le bassin côtier a été découpé en six (6) blocs : Quatre (04) blocs offshore 1, 2, 3, 4  et deux (02) blocs onshore A et B.
Les réserves des hydrocarbures estimées au niveau de ces différents blocs atteignent sept (07) milliards de barils d’huiles réparties sur trois sites: Avrankou, Sèmè-Kpodji et Allada. Ces réserves se présentent comme suit :

  • pétrole brut : 5 250 millions de barils;
  • condensat : 200 millions de barils;
  • gaz : 91 milliards de m³

RESSOURCES AGRICOLES

Le secteur rural assure au Bénin plus de 75% des recettes d’exportation de produits locaux. Les potentialités sont énormes et les perspectives sont prometteuses. Les terres cultivables sont encore faiblement exploitées pour le développement des filières. Or, le Bénin jouit de conditions naturelles favorables qui permettent selon les régions de développer des filières adaptées aux climats. Ces filières constituent des opportunités d’investissement pour les investisseurs nationaux et étrangers. Il s’agit de:


CÉRÉALES : maïs, sorgho, mil.

A partir de cette filière, des projets peuvent naître pour la fabrication d’aliments pour le bétail, la fabrication du Malt pour la production de la bière, l’huilerie à base de maïs, la brasserie, la confiserie et les produits pharmaceutiques.


TUBERCULES ET PLANTES À RACINE:

igname, manioc, patate douce, pomme de terre, taro etc.… Cette filière donne lieu à des activités de production de cossettes, de la farine de manioc, d’igname, de tapioca, de l’amidon de manioc et de l’aliment pour le bétail.


LÉGUMINEUSES À GRAINES :

haricot, niébé, voandzou, soja. Elles ouvrent des perspectives pour la conserverie.


CULTURES MARAÎCHÈRES:

piment, tomate, oignon, poivron… Elles constituent une filière au Bénin notamment le long du littoral.


OLÉAGIANEUX:

Palmier à huile, cocotier, arachide, karité, graine de coton. La production des oléagineux est marquée essentiellement par la filière du palmier à huile, du karité et celle du cocotier.
Les raffineries d’huiles (huile de table, huile de cuisine, huile brute), la fabrication de margarine, la savonnerie ainsi que des unités de production de cosmétiques sont au nombre des activités prometteuses.


CULTURES FRUITIÈRES:

Elles concernent les ananas, les mangues, les oranges, les avocats. La filière des fruitiers émerge et se développe de plus en plus. Elle offre de larges perspectives pour le développement de l’agro-industrie.


ANACARDE

La filière des anacardes ou noix de cajou constitue une nouvelle filière qui émerge au Centre et au Nord du Bénin et a toutes les chances de se développer eu égard aux disponibilités des terres arables propices aux plantations.


LA CANNE À SUCRE

Après avoir connu quelques années de difficultés d’exploitation, la production de la canne à sucre a repris grâce à des investissements étrangers.
La production connaît une croissance continue. 90% de cette production est exportée sur le marché européen.
Elle augure de bonnes perspectives pour les produits dérivés (éthanol et bio carburant)


LE COTON

La filière coton est la plus développée au Bénin. Soutenue, organisée et structurée, cette filière contribue pour une grande part aux recettes d’exportation du pays.
Elle comporte de grandes possibilités de développement de créneaux porteurs de l’industrie textile et de l’habillement.


L’ÉLEVAGE

Bovins, caprins, porcins, équins et volailles sont les principales espèces élevées. La production animale représente en moyenne 30.000 tonnes de viandes, 40.000 tonnes de lait et 200 millions d’œufs par an.
Cette production n’arrive pas à couvrir la demande intérieure si bien que le Bénin est obligé d’importer des animaux sur pieds des pays voisins et de la viande surgelée de l’Europe. Il apparaît donc que des opportunités de création de fermes d’élevage et de fabrication de produits laitiers se présentent pour ceux qui s’intéressent à ce domaine.


PÊCHE

Dans le domaine de la pêche, la production halieutique constituée essentiellement de poissons, de crevettes et de crustacées provient de la pêche maritime (industrielle et artisanale) et de la pêche continentale.
Le niveau de la production nationale environ 12.000 tonnes en mer et 30.000 tonnes dans les eaux continentales ne satisfait pas la demande. Les besoins sont couverts par des importations. Ce déficit pourrait être comblé par le développement de la pisciculture et la création de chaînes de froid pour la conservation des produits halieutiques.

 

SECTEURS PORTEURS

Le Tourisme

Le Bénin regorge d’énormes potentialités touristiques, encore peu connues. En témoignent, la Cité lacustre de Ganvié, la longue plage de sable fin, la Route des Pêches en construction, les « Tata Somba » et les deux parcs zoologiques du pays. Aujourd’hui, ce secteur représente 2,5% du PIB : 53 millions de bénéfices en 2008, contre 29 millions en 1997. La preuve que la destination Bénin commence à intéresser les visiteurs. La majorité des touristes sont satisfaits de leur visite et sont impressionnés par la richesse culturelle et les nombreux sites du Bénin. Seulement, il n’occupe que la cinquième place au nombre des pays visités en Afrique de l’Ouest. Car, il a besoin davantage d’agences promotrices. Le développement des activités touristiques se révèle comme une manne pour les investisseurs en quête de nouveaux secteurs porteurs d’opportunités.

La Villa Karo à Grand-Popo, fruit de la coopération entre le Bénin et la Finlande, constitue un véritable outil de coopération culturelle et de promotion touristique entre les deux (02) pays.

Le Minier

Les ressources minières béninoises sont une opportunité d’exploitation et d’exportation : fer, or, phosphate, diamant, kaolin, marbre, gravier. Tout récemment, des études ont confirmé la présence de pétrole non exploité au Bénin. L’extraction de l’or noir et les activités connexes sont davantage des secteurs d’opportunités d’affaires en quête d’investisseurs.

L’Agro-alimentaire

Le Bénin produit assez de tonnes d’ananas aux normes internationales. Sa transformation offre une gamme de produits variés : jus d’ananas, confiture d’ananas, ananas séché… exportables en Occident ou sur le marché régional en pleine croissance.

Cinquième producteur mondial, le Bénin exporte 3% des noix de cajou sur le marché international. La fabrication de jus et vin issus de ce fruit représente une opportunité peu exploitée. En outre, divers fruits tropicaux comme ceux du baobab, seuls ou mélangés, sont de plus en plus demandés par les consommateurs européens. La création d’usines de transformation de ces produits offre de nouvelles opportunités d’affaires.


Projets de développement :

Des projets de développement sont envisagés dans les secteurs ci-après :

Le secteur du tourisme, culture et artisanat ;
Activités touristiques en croissance avec des potentialités d’investissement énormes notamment :

  • Projet « Route des Pêches » d’aménagement et de construction  d’infrastructures hôtelières, touristiques et de loisirs (plage de   Cotonou à Ouidah) en cours ;
  • Hôtellerie de luxe dans les grandes villes: Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey notamment ;
  • Aménagements touristiques dans le Nord du Bénin et Valorisation des parcs et réserves naturelles (Parc de la Pendjari, Parc W et Ile aux oiseaux) ;
  • Valorisation touristique de la ville historique de Ouidah ;
  • Création de pôle de concentrations touristiques dans les régions du Bénin;
  • Aménagements touristiques concomitamment au développement du transport fluvio-lagunaire entre Porto-Novo, Cotonou et leurs environs.

Le Secteur minier

  • Exploration et exploitation des réserves de ressources minières telles que l’or, le fer, les phosphates, le calcaire, le marbre, l’argile, la terre de barre, le kaolin, les sables siliceux, le gravier et les pierres ornementales ;
  • Exploration de champs pétrolifères sur les sites d’Avrankou, de Sèmè-Kpodji et d’Allada ;
  • Construction d’une raffinerie de pétrole sur la côte béninoise.

Le Secteur de l’énergie électrique

  • Construction de barrages hydroélectriques (Adjarala, Kétou) dans le cadre de partenariat du type BOT;
  • Implantation de nombreux mini-barrages hydroélectriques;
  • Installation de centrales électriques thermiques et à gaz sur le site de Maria-Gléta;
  • Installation d’infrastructures pour les énergies renouvelables sur toute l’étendue du territoire, etc.

Autres Opportunités

  • Culture, conservation, exportation et/ou transformation de produits agricoles : manioc, igname, tomate, oignon, acajou, karité, sésame, ananas … ;
  • Production de jus de fruits : mangue, orange, ananas, tomate, papaye;
  • Industrie laitière et dérivés;
  • Biscuiterie à partir du coco, arachide, cacao;
  • Fabrication de beurre d’arachide;
  • Production d’huile de maïs, de graine de coton;
  • Pisciculture et/ou Conserverie;
  • Production de sel iodé;
  • Exportation d’eau minérale;
  • Fabrication de produits pharmaceutiques génériques;
  • Fabrication de produits cosmétiques à partir de produits locaux : manioc, Karité;
  • Gestion et transformation de déchets ménagers;
  • Fabrication de verres et de vitres;
  • Fabrication de briques en terre cuite;
  • Fabrication de tuiles, de granitos;
  • Construction de villages de vacances;
  • Fabrication d’emballage en bois, en plastiques et en cartons;
  • Fabrication de pâte à papier;
  • Implantation d’une société de financement;
  • Création d’une société de production audiovisuelle;
  • Création d’une société d’exploitation de taxi et/ou de transports en commun;
  • Création d’une société de téléphone mobile;
  • Création d’une société de représentation et/ou d’intermédiation boursière;
  • Création d’une banque ou marché de produits agricoles : maïs, manioc, riz;
  • Création d’une société de gestion de foires et expositions commerciales;
  • Création d’une société de télécommunication à distance;
  • Création d’une société de montage de cycles;
  • Création d’une société de location de machines agricoles;
  • Réalisation d’aménagements agricoles sur des terres concédées par l’Etat sur une longue période.

Source: www.gouv.bj